Et si le véritable échec était de ne pas oser ?

Aujourd’hui, je vous partage un conte que j’utilise régulièrement en séance d’hypnose Humaniste, évoquant la pugnacité de ce merveilleux animal qu’est l’âne, longtemps considéré à tort, comme un symbole de sottise.

“Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits.”

L’animal gémit pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait bien ce qu’il allait faire. Finalement, il se rappela que l’animal était vieux et que, de toute façon, le puits devait disparaître. Il en conclut donc, où seuls le mental, les maths, l’expertise ont le droit de cité, qu’il n’était pas rentable de tenter de récupérer l’âne.

Il appela tous ses voisins et leur demanda de venir l’aider. Chacun saisit une pelle et ils commencèrent à combler le puits. Au début, l’âne, réalisant ce qui se produisait, se mit à braire terriblement. Puis, à la stupéfaction de tout le monde, il se tût.

Quelques pelletées plus tard, poussé par la curiosité, le fermier regarda finalement dans le fond du puits et fut étonné de ce qu’il vit…
A chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne réagissait aussitôt : il se secouait pour enlever la terre de son dos et piétinait ensuite le sol sous ses sabots. Pendant que les voisins du fermier continuaient à jeter de la terre et des cailloux sur l’animal, il se secouait et montait toujours plus haut.

ane qui grimpe

Bientôt, tous furent stupéfaits de voir l’âne sortir du puits et se mettre à trotter !”

La vie essaye parfois de vous « engloutir sous toutes sortes d’ordures » et de décombres.

L’astuce pour « se sortir du trou » est de « se secouer pour mieux avancer » ; chacun de nos ennuis, nos épreuves ou échecs est une pierre qui permet de progresser.

« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »

Confucius

Cet âne décrit plus haut n’a aucun lien avec l’âne de Buridan, fable philosophique célèbre, attribuée au philosophe scolastique Buridan. Ce dernier met en scène un âne qui se laisse mourir de faim, faute d’avoir pu choisir entre entre un plat d’avoine et un seau d’eau. La possibilité d’œuvrer et en même temps celle de ne pas le faire sont présentes conjointement dans l’animal, ce qui fait que toute décision est rendue impossible.

Connaissez-vous cette histoire frivole
D’un certain âne illustre dans l’école?
Dans l’écurie on vint lui présenter
Pour son diner deux mesures égales,
De même force, à pareils intervalles;
Des deux côtés l’âne se vit tenter
Également, et, dressant ses oreilles,
Juste au milieu des deux formes pareilles,
De l’équilibre accomplissant les lois,
Mourut de faim, de peur de faire un choix.

— Voltaire, La Pucelle d’Orléans, œuvre en 21 chants, chant XII, vers 16 et sq.
Œuvres complètes de Voltaire, t. XI, Paris, 1784

J’observe quotidiennement en séances cette incapacité à trancher due aux pirouettes du hamster cérébral : le mental. On se trouve facilement des excuses pour ne pas progresser :

  • “Je ne suis pas si malheureux·se que ça”
  • “J’en parle autour de moi, c’est bien pire ailleurs”
  • « Je ne suis pas à plaindre »

L’indécision et l’inaction seraient-ils les parents du véritable échec ? Celui de ne pas oser ?

ane
Smile

Nous pouvons sortir des puits les plus profonds car la seule chose qui puisse empêcher un rêve d’aboutir, c’est la peur d’échouer.
Ne vous laissez pas abattre, ne baissez jamais les bras, à l’instar de l’âne du fermier, vous pouvez toujours remonter ! C’est possible ! Celles et coeux qui nous font souffrir sont souvent nos plus grands maîtres.

Je terminerai cet article en rendant grâce à Nicole Charest pour son livre inspirant “petites douceurs pour le cœur”, pour ses pépites apportant lumière et épanouissement personnel :

“Un jeune homme demanda un jour à Socrate comment il pourrait atteindre ses buts.
Socrate lui répondit : “viens avec moi”. Il mena le jeune garçon à la rivière, saisit sa tête et la maintint sous l’eau jusqu’à ce qu’il soit sur le point d’étouffer et de se noyer, puis il le libéra. Lorsque le garçon eut retrouvé ses esprits, Socrate lui demanda : “Que désirais-tu le plus lorsque tu étais sous l’eau ?”
– de l’air”, dit le jeune homme.

J’espère que cet article vous a plu, vous pouvez retrouver d’autres articles sur mon blog pour vous accompagner dans votre développement personnel et atteindre vos objectifs.

 

 

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Sandrine

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